Analyse #35 - Marc Sinnaeve - La participation invisible du grand orchestre médiatique (X) - L’émotion dans l’information : un marketing de la peur ?

Filtrés au tamis événementiel, les faits médiatiques se résument, souvent à une suite d'incidents, de crises, de drames, de catastrophes, de conflits, d'explosions ou d'émeutes sans causes, qui semblent surgir de nulle part. L'actualité apparaît alors souvent inquiétante, source d'anxiété. Une étude de l'Observatoire du débat public, en France, dirigé par Denis Muzet, a mis en exergue les réactions d'un échantillon de téléspectateurs face au journal télévisé. Quelle que soit la chaîne, ils disent se sentir, après le JT, « comme une cocotte-minute prête à exploser » ou « une souris dans la tempête » ; ils sont « abattus », se sentent prisonniers du flux d'information qui leur arrive et qu'ils « ingurgitent », sortant de cette « épreuve » comme « gavés ». « C'est une sorte de vertige lié à la fois à la quantité et à la diversité, qui est source d'angoisse », explique Denis Muzet. Cette sensation tient moins à la seule nature, « négative », des informations elles-mêmes qu'à la manière, également, dont chaque média aménage le récit global de l'actualité. C'est le cas, en particulier, de la narration dramaturgique propre au pilier central de l'info, le journal télévisé...

 

Une analyse de Marc Sinnaeve, Professeur de journalisme et Militnant PAC

 

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