Ce qui a changé ces trois dernières décennies dans la relation que l'information a, historiquement, toujours entretenu à l'argent1, c'est que jamais les liens n'ont été aussi forts, ni aussi prégnants sur le statut même de l'information. En témoigne ce constat, dépité, d'un ancien directeur du Chicago Tribune aux Etats-Unis : « Le journalisme a toujours eu pour mission d'éduquer les gens. Aujourd'hui, les propriétaires estiment au contraire qu'il ne s'agit plus que d'une franchise comme une autre et qui, comme les autres, doit d'abord rapporter de l'argent. » Cette évolution est largement tributaire des bouleversements considérables qui ont secoué le secteur de la communication et de l'information depuis le tournant des années 1980. A commencer par l'arrivée de capitaux gigantesques suite aux mouvements de dérégulation, de libéralisation et de privatisation que décident les gouvernements de l'époque un peu partout en Europe de l'Ouest et outre-Atlantique sous la pression des acteurs économiques du capitalisme (institutions

 

Une analyse de Marc Sinnaeve, Professeur de journalisme et Militnant PAC

 

Télécharger l'analyse

Ce qui a changé ces trois dernières décennies dans la relation que l'information a, historiquement, toujours entretenu à l'argent1, c'est que jamais les liens n'ont été aussi forts, ni aussi prégnants sur le statut même de l'information. En témoigne ce constat, dépité, d'un ancien directeur du Chicago Tribune aux Etats-Unis : « Le journalisme a toujours eu pour mission d'éduquer les gens. Aujourd'hui, les propriétaires estiment au contraire qu'il ne s'agit plus que d'une franchise comme une autre et qui, comme les autres, doit d'abord rapporter de l'argent. » Cette évolution est largement tributaire des bouleversements considérables qui ont secoué le secteur de la communication et de l'information depuis le tournant des années 1980. A commencer par l'arrivée de capitaux gigantesques suite aux mouvements de dérégulation, de libéralisation et de privatisation que décident les gouvernements de l'époque un peu partout en Europe de l'Ouest et outre-Atlantique sous la pression des acteurs économiques du capitalisme (institutions

 

Une analyse de Marc Sinnaeve, Professeur de journalisme et Militnant PAC

 

Télécharger l'analyse

Ce que l'on appelle l'information journalistique revêt depuis toujours deux dimensions indissociables. Elle possède à la fois une valeur symbolique, qui en fait un bien culturel, nécessitant un travail intellectuel rigoureux (vérification, crédibilité, hiérarchisation...), et une valeur économique dans la mesure où, à l'instar d'autres biens culturels marchands comme les romans, les films, les oeuvres d'art, elle est aussi un produit qui doit se vendre. Ce qui implique que le journaliste est toujours comptable d'une « double loyauté »1 : à l'égard de la fonction sociale ou démocratique de l'information d'une part, vis-à-vis de l'entreprise qui l'emploie, d'autre part. Il s'agit de deux principes de légitimité indissociablement liés, mais différents, antagonistes et en concurrence permanente : la logique symbolique est supposée être étrangère aux exigences du marché, et la logique économique, guidée par le pragmatisme, tend à ignorer les principes d'éthique professionnelle ou de responsabilité sociale.

 

Une analyse de Marc Sinnaeve, Professeur de journalisme et Militnant PAC

 

Télécharger l'analyse

Médias démiurges. Journalistes boucs émissaires. Ou l'inverse. Jamais, en raison de leurs structures de propriété capitalistiques, de leur marge de liberté accrue, des moyens technologiques à disposition, de leur omniprésence dans la vie sociale et des effets de leur pouvoir symbolique, les médias n'ont joué un rôle aussi important dans la société. Les médias détiennent une position dominante dans la production et la diffusion publique des informations et des connaissances qui sont liées à ces informations, au point d'éclipser tous les autres appareils de diffusion. Le système d'information médiatique occupe une place toujours plus considérable dans les sociétés contemporaines où les instances de socialisation traditionnelles et les réseaux de sociabilité (famille, voisinage, relations professionnelles, action syndicale organisations syndicales, fréquentation des lieux de culte...) sont affaiblis.

 

Une analyse de Marc Sinnaeve, Professeur de journalisme et Militnant PAC

 

Télécharger l'analyse

Cet article est un essai. Il n'est pas le résultat d'une recherche documentaire exhaustive ; sur ce plan il devrait être complété par d'amples travaux. Il est tout entier une esquisse. Un premier croquis, avant l'étude elle-même, pour tenter de poser le cadre, d'ébaucher à gros traits le mouvement de la réflexion imaginée. Il spécule sur le champ des possibles tel qu'il serait constitué dans l'imaginaire social. Et comment en tirer à conséquence pour la vie en commun des êtres humains ? Il est aussi un mémento de travaux qui pourraient être entrepris par la suite pour aller de l'avant et approfondir notre connaissance ou étayer nos questions

 

Une analyse de Roland de Bodt, Chercheur et Ecrivain

 

Télécharger l'analyse

Philosophes antiques, Spinoza, économistes classiques, influences de la thermodynamique au travers de l'oeuvre de Nicholas Georgescu-Roegen, Rapport du Club de Rome, les généalogies qui se rattachent à une critique d'une croissance sans limites sont multiples et diversifiées. D'autres filiations auraient pu être mises en avant. J'ai simplement choisi celles qui se rapprochaient le plus de ma sensibilité. La richesse intellectuelle en la matière est inépuisable.

 

Une analyse de Jean Cornil, Essayiste

 

Télécharger l'analyse

Inscrivez-vous à notre newsletter

Réseaux Sociaux

Nous contacter

Présence et Action Culturelles
Rue Lambert Crickx 5
1070 BRUXELLES

02 545 79 11
Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.