jean-cornilDans son dernier livre, Clémentine Autain écrit que " le peuple avait disparu de notre vocabulaire. Même à gauche, la référence ne faisait plus recette. Le peuple morcelé, atomisé, avait quitté l’imaginaire collectif ». Et voilà, qu’avec la crise centrale que traverse notre modernité, qu’avec le chômage qui ne cesse de grimper, qu’avec les licenciements collectifs suite aux délocalisations industrielles, qu’avec la souffrance sociale, la précarité, la pauvreté, la figure du peuple ressurgit. Le peuple contre les élites et les nantis. Le peuple comme la plèbe qui refuse un ordre du monde fondé sur l’argent fou et les vertigineuses inégalités. Une révolte, encore informe et peu structurée, mais qui gronde de Paris à Athènes, de Seraing au Caire" Les formes de cette expression directe du peuple peuvent prendre des contours extrêmement différents, souvent contradictoires. Mobiliser les catégories populaires peut politiquement alimenter le meilleur comme le pire, de nationalisme identitaire et xénophobe à une vraie force de transformation sociale. De la Hongrie à la France, de notre Belgique à l’Espagne, toutes les dernières élections traduisent le regain de mouvements politiques plus radicaux. La crise, de par sa profondeur, attise la révolte sociale et engendre des expressions politiques moins conventionnelles et plus marquées que le jeu traditionnel entre la social-démocratie et le libéralisme plus ou moins social.

 

Une analyse de Jean Cornil, Essayiste

 

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