sinnaevePlus qu’une politique ou une idéologie, le populisme qui gagne la société, les esprits et les cœurs, s’apparente, chez nous, à un régime global. Une sorte de modèle régressif d’hégémonie culturelle. Qui a tout à voir avec les raisons du succès de la nouvelle droite en Europe. Dans une époque où, face à un avenir incertain, on prône la certitude hédoniste du pire. En Europe de l’Ouest, le populisme est d’abord un phénomène de droite, notait Vincent de Coorebyter dans une de ses chroniques, au printemps 2012. Ce qui n’est pas le moindre des paradoxes, soulignait le directeur général du Crisp, quand on sait ce qui est propre au populisme : la construction, notamment, d’une opposition irréductible entre le «peuple victime», pensé comme entité unique, vertueuse et toujours de bon sens, et les élites « conspirationnistes », considérées, elles aussi, comme un tout indistinct, dépositaires des privilèges, des passe-droits et des revenus faramineux qui fondent les inégalités et les injustices choquantes.

 

Une analyse de Marc Sinnaeve - Professeur de journalisme à l'IHECS et Militant PAC

 

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