sinnaeveIls sont un certain nombre, d’économistes, de sociologues, de politologues, de philosophes… à soutenir qu’il n’y a pas de sortie de crise possible, sans réhabilitation de l’Etat social, de la dépense publique et de l’impôt. Il est bien question, dans leur propos, de réhabilitation et pas de reconstruction, car l’Etat social est, selon eux, toujours bien d’actualité. Doublement même. Contesté, attaqué, rogné depuis trente ans par les politiques néolibérales de libre-échange, de libéralisation financière, d’austérité salariale, de flexibilisation des relations du travail, de mise en concurrence fiscale et sociale des territoires et des travailleurs, l’Etat social plie mais ne rompt pas.

capronNotre présentation s’articule en trois parties. Tout d’abord, un bref rappel du passé récent de la sidérurgie hainuyère et brabançonne centré sur les évolutions et restructurations en 2011 et 2012. Ensuite, une présentation succincte des produits sidérurgiques d’avenir pour l’acier en Wallonie : les aciers dits « de niche ». Enfin, une présentation des entreprises des deux bassins, porteuses, à des degrés divers, de ces aciers d’avenir. Dans le Hainaut et à Clabecq (le seul site brabançon), ce sont surtout la mise sous cocon, fin 2008, puis l’arrêt définitif du haut-fourneau et de la phase à chaud de Carsid à Marcinelle annoncé le 2 août 2012, ainsi que les effets de la fin du partenariat Duferco-NLMK (Novolipetsk Steel) en 2011 qui ont retenu l’attention. Pour Carsid, rappelons qu’après la fermeture de la cokerie en janvier 2008 et au vu d’une conjoncture sidérurgique dégradée, le holding SIF (une joint venture détenue à parité par Duferco et NLMK) décide la mise sous cocon de Carsid le 11 novembre 2008. Depuis lors, A. Gozzi, CEO de Carsid, a  recherché en vain un repreneur industriel pour un outil dépourvu d’amont (absence de cokerie) et  d’aval (absence de laminoir). Finalement, le  28  mars 2012, le groupe Duferco a annoncé son intention d’arrêter Carsid. La procédure Renault initiée à ce moment a débouché le 2 août 2012 sur un plan social entérinant, sous diverses formes, quelque 1.004 pertes d’emplois.

 

Une analyse de Michel Capron, Economiste et professeur à la FOPES

 

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sabineCes derniers mois, le Gouvernement planche beaucoup sur le projet de loi du parcours d’intégration. Concrètement ce parcours concernera toute personne étrangère séjournant en Belgique depuis moins de trois ans et disposant d’un titre de séjour de plus de trois mois, à l’exception des citoyens d’un Etat membre de l’Union européenne, de l’espace économique européen et de la Suisse et les membres de leurs familles. Ce projet en question ne prendra pas tout à fait les mêmes proportions et significations que l’on soit en Wallonie ou à Bruxelles. L’appellation en elle-même présente d’emblée une divergence, si on la nomme parcours d’intégration en Wallonie, à Bruxelles on lui préfère le nom de parcours d’accueil. A priori, l’intégration exprime davantage une dynamique d’échange, dans laquelle chacun accepte de se constituer partie d’un tout où l’adhésion aux règles de fonctionnement et aux valeurs de la société d’accueil, et le respect de ce qui fait l’unité et l’intégrité de la communauté n’interdisent pas pour autant  le maintien des différences.

 

Une analyse de Sabine Beaucamp, Conseillère en Editions chez Présence et Action Culturelles

 

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suzanneAujourd’hui, les quelques dispositions sociales adoptées en 2002 sur le statut de l’artiste ne peuvent rester en l’état. La récente crise, provoquée par l’ONEm vis-à-vis des artistes, doit être mise à profit pour avancer, sur deux plans : la poursuite de la construction du statut de l’artiste et le développement d’un cadre économique et juridique propice au développement des industries culturelles et créatives.   L’implémentation du statut social et fiscal de l’artiste doit être poursuivie de façon intelligente et cohérente. Par exemple, en matière d’assujettissement aux assurances sociales, ne faudrait-il pas clarifier et étendre le champ d’application du nouveau statut et instaurer une unicité d’assujettissement au régime général de sécurité sociale ? Qu’est-ce que la création, l’interprétation ou l’exécution artistique  visées par le nouveau statut? Faut-il y voir la notion juridique d’œuvre littéraire ou artistique - dont le critère essentiel est l’originalité -, ou la notion d’interprétation ou exécution artistique relevant du droit de la propriété littéraire et artistique ? Le législateur de 2002 ne donne aucune définition précise de ces notions, pourtant pierre angulaire de sa réforme. On peut donc penser qu’il s’en est remis à la jurisprudence pour les éclairer.

suzanneLa présente contribution se propose de répondre brièvement aux questions qui nous ont été posées : Qu’est-ce qu’un artiste ? Les artistes sont-ils des travailleurs comme les autres ? Quel statut pour les artistes dans notre société ?  Comment les artistes sont-ils défendus par les syndicats ? Quelle place pour la création dans notre société ? L’art doit-il être rentable ou bien constitue-t-il un service à la collectivité non-marchand ? Dans son acception moderne, l’artiste se définit comme une « personne qui se voue à l’expression du beau, pratique les beaux-arts, l’art » . Si l’on veut préciser plus avant cette notion, on considère qu’un « ‘artiste’ est un individu faisant (une) oeuvre, cultivant ou maîtrisant un art, un savoir, une technique, et dont on remarque entre autres la créativité, la poésie, l’originalité de sa production, de ses actes, de ses gestes.

Depuis l’arrivée de John Cockerill à Seraing en 1826, une large part de l’activité économique wallonne s’est structurée autour de l’industrie sidérurgique, assurant la prospérité de toute une région. La sidérurgie a aussi favorisé l’émergence d’un mouvement ouvrier fort et a nourri la culture et l’imaginaire wallon. Les hommes et les femmes qui ont consacré leur vie à la sidérurgie ont ainsi façonné une terre de Chair et d’Acier.  Depuis les années 70, l’industrie sidérurgique est régulièrement en crise. Les récentes annonces de fermeture (haut-fourneau 6 de Seraing et Carsid à Marcinelle) semblent sonner le glas de la sidérurgie, entraînant une remise en question de l’activité économique wallonne et de la société en général. État des lieux.

 

Une analyse de Serge Smal, animateur à la régionale PAC de Liège

 

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