capotEn créant, en 1919, la « Commission provinciale du Loisir de l’Ouvrier », la Province de Hainaut pose un acte qui oriente de manière décisive sa politique en matière de culture : elle s’inscrit prioritairement sur le terrain de l’éducation populaire, de l’éducation permanente. Cette exigence d’émancipation, de démocratisation de la culture demeure toujours aujourd’hui le fil rouge des politiques qu’elle développe sur l’ensemble de son territoire. Depuis près d’un siècle, en effet, la Province de Hainaut a fait du développement culturel du plus grand nombre une de ses priorités, encourageant la culture de, par et pour tous. Du livre au cinéma, du théâtre aux arts plastiques, en passant par la musique et le folklore, l’Institution provinciale est présente sur tous les fronts, promouvant le patrimoine culturel hainuyer et soutenant la création indépendante. Elle relaie les initiatives locales, aide les projets pilotes, forme les acteurs socioculturels locaux, équipe les lieux dépourvus d’infrastructures de spectacle, démocratise la lecture publique et soutient l’édition. Elle favorise la vie associative et les groupes bénévoles non reconnus, apporte des animations dans les musées, les écoles, les associations, encourage les troupes de théâtre amateur, le cinéma d’art et d’essai, les fanfares et les chorales, accompagne et soutient la création émergente via, notamment, le compagnonnage.

 

Une analyse de Fabienne Capot, Députée provinciale en charge de la Culture et du Tourisme

 

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De ses origines antiques au démantèlement par les multinationales de sa phase à chaud en passant par ses phases de rayonnement et de crises, cet article retrace l’histoire de la sidérurgie en Wallonie, histoire structurante du paysage économique et social actuel de ce territoire. Si le traitement du fer par l’homme date du 3ème millénaire avant notre ère, il n’apparaît qu’au 4ème-5ème siècle de notre ère dans nos régions. Le fer était produit dans un bas-fourneau qui, avec l’évolution des techniques se transformera en haut-fourneau. Dans ce dernier, le point de fusion est atteint et une coulée appelée gueuse de fonte est obtenue. Celle-ci est envoyée au foyer d’affinage pour être battue à l’aide d’un marteau hydraulique. Cette méthode dite wallonne nécessite la présence d’un cours d’eau, de forêt et de minerai de fer, éléments présents en région namuroise, liégeoise, luxembourgeoise, lorraine et hennuyère au Moyen-âge. Au 18ème siècle, un faisceau de changement produit le basculement d’une société à dominance agricole à une société à dominance industrielle. Il s’agit de la première Révolution industrielle. Elle est marquée par l’utilisation du coke* dans la sidérurgie, le passage à la mécanisation avec la machine à vapeur ainsi que par un changement démographique et social.

 

Une analyse de Julie Richel 

 

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dekeyserJ’ai eu la chance de lire Guy Spitaels avant de le connaître. Un peu comme qui dirait : « J’ai lu le livre avant d’avoir vu le film ». Je n’appelle pas connaître en effet les brèves rencontres dans l’ascenseur du 44 avenue Jeanne lorsque j’avais vingt ans ! Je descendais au 4ème étage, l’étage des psychologues, tout émue d’avoir rencontré Spitaels, qui, digne et droit comme la statue du Commandeur, ne m’avait pas accordé un seul regard ! Je n’appelle pas connaître le premier Congrès de parti auquel j’assistais trente ans plus tard en tant que suppléante sur une liste du PS. Spitaels était assis à côté de moi, il s’est penché et m’a dit : « Mais qui êtes-vous ? » Il y a des phrases qui vous renvoient à votre néant !

furnemontSi la politique belge n’a pas son pareil pour produire une quantité d’hommes politiques sans commune mesure avec la taille du Royaume, elle est en revanche bien plus avare pour produire des personnalités capables de s’extirper de cette masse vouée à l’oubli pour prendre quelques rendez-vous avec l’histoire. Autant l’avouer d’emblée (et bien que n’étant ni Athois ni socialiste !), je suis convaincu que Guy Spitaels est de ceux-là. Pourtant, rien ne prédestinait cet homme qui, jusqu’à la quarantaine, se consacrait exclusivement à une carrière académique à l’ULB, à embrasser une carrière politique. Arrivé à un âge où, aujourd’hui, il vaut mieux avoir déjà été ministre si l’on veut faire carrière en politique (que songe aujourd’hui aux Jean-Michel Javaux, Charles Michel, Benoît Lutgen, Alexander De Croo, Wouter Beke, Bruno Tobback,…), celui qui amènera le plus grand parti politique francophone au plus grand succès électoral de son histoire n’est en effet ni politique ni même militant.

 

Une analyse de Jean-François Furnémont, Auteur de « Guy Spitaels, au-delà du pouvoir »

 

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alalufLorsqu’en 1958, Guy Spitaels, jeune docteur en droit et licencié en sciences politiques et sociales de l’UCL, est engagé comme chargé de recherches à l’institut de sociologie Solvay, il ne s’agissait pas pour lui d’occuper un emploi comme un autre mais d’un choix déterminé. En 1959, il effectua pour la Commission de coopération technique en Afrique durant une année au Congo une mission de recherche sur l’absentéisme des travailleurs et l’instabilité des entreprises. L’institut de sociologie, sous l’impulsion de son directeur Arthur Doucy, développait à l’époque un ensemble d’activités au Congo et était engagé sur la voie de la décolonisation . À son retour, Guy Spitaels sera chargé d’établir un tableau de la vie sociale belge de manière à mettre à la disposition des acteurs sociaux et des chercheurs « un instrument de documentation, d’étude et de recherche susceptible de répondre à (leurs) besoins » . Si bien que d’emblée Guy Spitaels, en choisissant de devenir sociologue, se trouva avec la décolonisation et L’année sociale plongé au cœur de la tradition « libre exaministe » de l’Institut qui l’avait engagé et qui de surcroît n’érigeait pas de barrière entre recherche scientifique et principes utiles à une meilleure organisation de la société . 
uvierDavid Praile et Denis Uvier, respectivement coordinateur et animateur de Solidarités nouvelles, posent un regard lucide mais glaçant sur l’état de la grande précarité. Et si Charleroi, épicentre de leurs actions, accumule les problèmes, le constat vaut aussi pour l’ensemble de la Wallonie. Il est grand temps, estiment-ils, de réinventer la collaboration avec des instances publiques tentées par des politiques de plus en plus sélectives… Solidarités nouvelle est une association d’éducation permanente centrée sur la question du logement, organisée autour de la mobilisation des habitants dans une logique de défense des droits des locataires. On intervient avec les habitants des logements sociaux, les personnes mal logées dans le privé, les habitants des campings, des parcs résidentiels, et puis les habitants de la rue ici à Charleroi. L’objectif c’est que les habitants aient une meilleure maîtrise de leur situation, qu’ils puissent faire valoir leurs droits, qu’ils puissent devenir des acteurs de changement social.

 

Propos recueillis par Denis Dargent, Coordinateur de la régionale PAC de Charleroi

 

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