sinnaeveLes chômeurs fraudeurs, la thèse du chômage volontaire, la culpabilisation des (plus) pauvres, l’altérité fautive des déchus… : tous ces mécanismes de transfert trouvent à s’ancrer dans un terreau mental fertile dans les temps d’insécurité économique et sociale grandissante. La stigmatisation publique des « privilèges » dont jouissent indûment les « assistés » a toujours servi à justifier l’absence ou le rejet de politique visant à éradiquer la pauvreté, et à diviser le salariat.  Ce que traduisent, de façon sous-jacente, les politiques en vigueur de réduction des dépenses publiques et de « réformes structurelles », telles qu’elles sont présentées, c’est que ces « dépenses » sont indues… pour d’autres que « nous ».
luc dumontEst-ce trop ? Est-ce forcé ? Est-ce caricatural ? Un peu. Cela s'entend pourtant et cela se lit. Ça entretient l'enthousiasme et ce n'est pas faux. Mais restons prudents. Les reflets éblouissants à la surface du fleuve ne doivent pas nous séduire au point d'oublier de sonder les eaux en profondeur. Quarante ans donc. Je ne me risquerai pas ici à dresser un historique précis et objectif. J'en suis incapable. Je ne suis pas historien et je ne suis « inscrit » dans le mouvement que depuis 1986. Je dois me limiter à un témoignage plus personnel et donc subjectif. Mille excuses à ceux qui le trouveront trop partiel.

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