jean-cornilDeux mutations culturelles décisives. Le passage du néolithique, de « l’agriculture à la culture » pour faire une formule. Puis la Renaissance qui par « La galaxie Gutenberg » inaugure la marche vers les grands concepts de la modernité en plaçant l’homme au centre du monde et non plus Dieu. Le glissement de la logosphère à la graphosphère pour reprendre la terminologie de Régis Debray. Par cette évolution, de l’écriture à l’imprimerie, c’est une totale transformation qui s’opère dans toute la symbolique et l’imaginaire européens.

Quelle place une société veut-elle donner à ses artistes ? C’est bien là la question qui se pose fondamentalement lorsqu’on aborde la question du statut social des artistes. En effet, comment garantir une sécurité juridique et de revenu à des travailleurs qui vivent dans une importante insécurité et intermittence professionnelle ? Après la mise en œuvre d’un statut spécifique en 2002, on pensait avoir enfin atteint le difficile équilibre entre ces impératifs de flexibilité et de sécurité. L’essentiel pour beaucoup d’artistes – en tout cas pour ceux qui ne parviennent pas à gagner correctement leur vie — étant de pouvoir bénéficier d’un filet minimum au niveau du chômage entre leurs diverses prestations. La réalité actuelle et ses conséquences en termes de restrictions à l’accès du « statut d’artiste » de l’ONEm nous prouvent cependant le contraire.

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