roland de bodtSous quel régime vivons-nous, à présent ? Face à la mondialisation de l’économie, les démocraties parlementaires nationales semblent bien impuissantes à protéger les populations de la planète d’une violence économique aveugle. Face à l’accroissement vertigineux des inégalités économiques et sociales, elles se révèlent alors de plus en plus paradoxales, dans les traitements qu’elles réservent à leurs citoyens. Par la concentration des structures économiques mondialisées, le « néolibéralisme » apparaissait déjà comme une entreprise de liquidation des principes fondateurs du libéralisme économique hérité du siècle des Lumières et du XIXe siècle. Par la soumission des démocraties nationales aux spéculations douteuses des marchés financiers, le « néolibéralisme » apparaît, à présent également, comme la mise en liquidation du libéralisme politique. Sous le régime de la liquidation du libéralisme, quelles fonctions reconnaître à l’action culturelle et aux pratiques socio-artistiques ?

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S’il est une liberté fondamentale reconnue et proclamée qui soit régulièrement mise en question par les États de l’Union européenne, c’est bien celle du mariage. Plus que tout autre, cette liberté et les droits qui la concrétisent sont au cœur d’un projet de société qui entend rompre avec les canons de la Bible et séparer, en cette matière dorénavant civile, les prérogatives des Églises et des États. Pour comprendre les débats contemporains, il conviendrait peut-être de retracer l’histoire culturelle du droit au mariage, dans les territoires de l’Union, au cours des dernières décennies.

 

Une analyse de Roland De Bodt, Chercheur et Ecrivain

 

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