Analyse #28 - Christian Arnsperger - Le fondement écologique de la critique du capitalisme

arnspergerImaginer aujourd'hui un avenir socioéconomique viable, donc écologiquement soutenable dans la durée, c'est devoir se transposer dans une configuration énergétique et ressourcielle très différente de celle que nous connaissons actuellement. La critique du capitalisme ne peut éviter aujourd'hui de s'ancrer dans un réalisme écologique, tout simplement parce que c'est par la lente désintégration environnementale qu'il est en train d'engendrer que le capitalisme va s'autodétruire en tant que logique systémique.

Le réalisme écologique s'oppose de manière frontale aussi bien au capitalisme qu'au marxisme : la prospérité du futur sera une prospérité sans croissance, si elle doit être davantage qu'un feu de paille alimenté par les quelques « innovations vertes » encore capables d'attiser un temps un moteur qui perd son souffle. Le réalisme écologique, informé par la bio-économie et l'écologie industrielle, permet de reconnaître aujourd'hui ce que le marxisme et les socialismes des 19e et 20e siècles ignoraient, tant ils baignaient dans un scientisme naïf et dans une vision presque comique du progrès : le moteur ultime de la croissance économique, censée procurer aux membres de la société sans classes une opulence sans précédent, n'est ni le travail humain ni le progrès technique mais bien la disponibilité de ressources énergétiques abondantes et aisément extractibles, donc peu coûteuses.

 

Une analyse de Christian Arnsperger, Militant PAC

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