gheudeFaut-il donner à l'Europe contemporaine des frontières précises ? Penser les frontières de l'Europe suppose que l'on s'interroge sur au moins trois définitions de celle-ci : l'Europe comme continent géographique, l'Europe comme construction politique et l'Europe image de la civilisation occidentale. La frontière, c'est la limite d'un espace. La séparation entre le dedans et le dehors. Les frontières sont diverses : culturelles, linguistiques, religieuses... étatiques qui peuvent elles-mêmes être « naturelles » ou conventionnelles. Sur quel critère établir une frontière ? Toute frontière n'a qu'une valeur très relative. Elle est donc par essence «fragile».

marcsNous assistons souvent impuissants à une sorte de théâtre de conflits lointains, qui nous amènent jusqu’en Syrie, Afghanistan, Yémen, Pakistan. Et qui nous reviennent désormais tel un boomerang en Europe. Nous subissons une vague d’ intensification d’actes terroristes à distance, et à présent en direct au nom de la sécurité, au prix de sacrifier certaines libertés publiques. Il convient d’en rechercher les causes et d’en étudier les justifications. Un énorme travail sur les causes éducationnelle, sociale, économique, idéologique, religieuse, identitaire est l’une des priorités que nous devons avoir à l’esprit. À cela s’ajoute toute la complexité des attentats meurtriers perpétrés au mépris des libertés individuelles et collectives, ces actes innommables qui conduisent au renforcement des replis identitaires, qui accentuent la propagation de l’islamisme radical, qui fragilisent davantage la question des minorités. 

marcsDepuis l’été, la « marée des migrants » monte, dans la perception commune, à la vitesse d’un cheval au galop. On parle de « choc » ou de « crise » migratoire. Et si plutôt que notre capacité d’accueil ramenée à un ratio des bénéfices sur les coûts, c’était notre humanité commune qui était mise à l’épreuve ? Et s’il fallait s’interroger davantage sur la part d’étranger qui entre en nous, plutôt que sur la part des étrangers à « accepter » et à faire entrer « chez » nous ?

derfoufiQue dire du jeu vidéo ? Est-il le « Dixième Art » comme le revendiquent certains ? Ou le bras armé de Big Brother, encore plus redoutable que la télévision ? En réalité, une piste intéressante serait d'abandonner une bonne fois pour toutes le clivage culture de masse / culture d'élite, qui correspond davantage à la démocratisation culturelle bourgeoise qu'aux principes de la démocratie culturelle et de l'éducation populaire. Essayons plutôt de nous situer dans un double mouvement : regardons concrètement ce que les jeux (quels qu'ils soient) « racontent » et, en même temps, partons des pratiques des gamers et gameuses, de leur « art de faire » (pour reprendre le mot de Michel de Certeau).

haude etienneÀ l'instar des films hollywoodiens, les jeux vidéo américains constituent une industrie très dynamique qui touche un grand nombre d'individus. Battant régulièrement les records de ventes, les first-person shooters (jeux de tir en vision subjective) militaires constituent le fleuron de l'industrie vidéoludique. À travers de célèbres franchises telles que Call of Duty ou Battlefield, ces jeux vantent une immersion et un fun sans pareil. Dans une logique de mise en scène de la réalité, il semble important de poser la question de ce que ces jeux nous disent de l'Amérique et des valeurs qu'ils diffusent.

annartViolents, addictifs, misogynes, vecteurs de la pensée dominante, sources d’isolement social et de décrochage scolaire, moyens d’entraînement pour les tueurs de masse ou les terroristes, abêtissants et flattant les penchants les plus vides de notre société de consommation, porteurs d’une sous-culture… Les jeux vidéo concentrent dans le discours médiatique beaucoup de tares depuis une vingtaine d’années. Revenons un instant de manière réfléchie et argumentée sur ces différentes polémiques, sur les véritables enjeux de la première industrie culturelle mondiale et sur les perspectives ouvertes par ce nouveau média.

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