sarah

Les migrations, en Belgique ou ailleurs, ont toujours existé, et pourtant, force est de constater qu’elles suscitent toujours crispations, craintes et fantasmes. En se penchant un peu sur l’histoire de l’immigration en Belgique, on constate qu’elle est tantôt suscitée, voire organisée, par l’État et tantôt contrôlée, voire criminalisée, par ce dernier. De plus, ce retour en arrière met en évidence le lien fort entre sa popularité (ou plutôt son impopularité) et le contexte socio-économique. Retracer un fil historique et décoder les enjeux politiques de l’immigration est, hélas, un travail encore nécessaire afin de déconstruire les discours haineux dont les immigrés sont aujourd’hui victimes.

torrekens

Corinne Torrekens est sociologue et islamologue, chercheuse à l’ULB et dirige le cabinet d’étude DiverCity. Elle a mené notamment une grande enquête sur l’identité belge musulmane des Belgo-Marocains et des Belgo-Turcs, leurs pratiques et leurs opinions. Nous lui avons demandé quels facteurs participaient au djihadisme et pouvaient expliquer des actes comme les attaques que Bruxelles a subies le 22 mars 2016. Mais aussi ce que son enquête pouvait nous apprendre sur la relation qui se tisse entre islam et société belge. Autant d’éléments nous permettant de pouvoir dresser une toile de fond, préalable à toute action d’éducation permanente.

sinnaeve

Il existe un problème sociétal majeur, écrivait le sociologue Patrick Champagne voici 20 ans déjà : les « malaises sociaux » dépendent des médias, ils n’ont pas d’existence visible tant que les médias n’en parlent pas. Florence Aubenas est une exception. Qui confirme la règle, puisque pour pouvoir traiter de la question des « précaires » dans le travail, la journaliste française a dû prendre un congé sans solde et publier son enquête sous forme de livre. Un succès d’édition qui sert de cache-misère au journalisme réel.

zamora

Daniel Zamora, sociologue à l’ULB, poursuit actuellement ses recherches aux États-Unis. Il a longuement étudié les questions des inégalités, de l’État social, des « surnuméraires » et de la déstabilisation de la société salariale. Retour avec lui sur la pertinence de la notion de prolétariat et les enjeux des luttes sociales actuelles en situation de chômage de masse endémique.

jean cornil

PAC souhaite analyser cet aspect particulier du monde contemporain qui voit l’hégémonie sans cesse croissante du chiffre et du nombre. Pourquoi aujourd’hui tout référent, toute évaluation se fondent-ils sur le calcul ? Nous sommes entrés dans l’ère de la quantophrénie, selon l’expression de Pitirim Sorokin, c’est-à-dire dans l’ère de l’obsession maladive des chiffres et des données quantitatives. De quoi donc le nombre est-il le nom ?

sabine

Si le travail est encore et toujours la principale force qui intègre l’individu, structure ses rôles et ses statuts, il ne faut pas en faire pour autant un levier d’exclusion et de culpabilisation vis-à-vis des gens dits éloignés de l’emploi. L’expression semble pourtant osée et violente en ces temps actuels. Ne serait-ce pas plutôt l’emploi qui est éloigné des gens ? Cette crise de l’emploi que nous vivons depuis un certain temps nous pouvons l’imputer à la classe politique-ou tout du moins une majorité de ses représentants qui utilise désormais un nouveau mot fourre-tout : la réforme, pour tenter de la justifier ! Une classe politique incapable de prendre des décisions efficaces et judicieuses. Une classe politique qui culpabilise plutôt que booster les demandeurs d’emploi. Ce retournement de la question nous nous en sommes emparés. Une journée de formation et de réflexion avec l’ensemble des travailleurs de PAC s’est tout naturellement imposée. Tentatives de déconstruction de ce modèle de stigmatisation.

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